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Le Maître des Secrets | Lord of the Mysteries | 诡秘之主
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Chapitre 243 – Matin
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Chapitre 243 – Matin

En voyant le messager disparaître, Klein pensa aux demi-dieux qu’il aurait pu contacter au pied levé, mais il se rendit compte qu’il n’y en avait aucun. Tout ce qu’il pouvait faire, c’était se concentrer sur la suite des événements.

La diffusion à l’échelle de la ville avait sans doute permis au roi des mers Jahn Kottman non seulement de localiser Helmosuin, mais aussi de faire tout son possible pour rechercher le dieu de la mer et les traces de ses fidèles. Je risque d’être repéré si je pars au milieu de la nuit, je n’ai donc d’autre choix que de rester ici jusqu’à l’aube…

Je ne peux pas prendre ce bateau demain. Si je subis une attaque en cours de route, cela pourrait mettre en danger tous les passagers. De plus, ce n’est pas assez discret.

Hmm… Je peux invoquer une créature sous-marine et partir en la chevauchant. Je pourrai me reposer et changer de monture sur les îles désertes et les récifs que nous croiserons en chemin jusqu’à ce que j’arrive au prochain port… Puisque la Lumière Orange a dit que ce trait unique ne peut être détecté qu’à courte distance, cela ne dépassera toujours pas la taille d’une ville, même si l’Arbre Mère du Désir tente d’étendre son champ de perception pour me trouver via un rituel ou ses fidèles. Cela pourrait même se limiter à la taille d’une rue en particulier. C’est aussi pour cela que je suis tombé dans un piège à mon arrivée à Oravi.

Tant que je quitte Bayam, je devrais pouvoir échapper à leur regard…

Alors que les pensées de Klein s’éclaircissaient peu à peu, il entendit soudain un signal provenant de l’émetteur-récepteur radio !

Il s’y précipita et nota rapidement le message. Puis, à l’aide du livre de codes, il transcrivit les mots correspondants en une seule phrase.

En un instant, le contenu du télégramme apparut sur le papier, d’un noir de jais.

« Je te vois. »

Je te vois… Lorsque Klein lut ces mots, un frisson lui parcourut le cœur.

Bayam, dans une résidence ordinaire non loin du bureau du gouverneur général.

Dans un sous-sol spacieux, des bougies brûlaient en silence, répandant leur faible lueur dans les environs.

Oder la Vipère à la Pièce d’Argent avait déjà retiré sa robe à capuche. Il regarda l’homme d’âge mûr en face de lui tout en tremblant. Il dit d’une voix chevrotante: « Seigneur Senor, je ne sais pas comment la véritable cachette d’Helmosuin a pu être découverte par d’autres. »

Senor portait un vieux chapeau triangulaire. Ses orbites étaient enfoncées et son visage d’une pâleur effrayante. Il ressemblait davantage à un esprit maléfique qu’à un être humain. Il leva la main pour caresser les deux moustaches noires au-dessus de ses lèvres tandis que ses yeux marron clair balayaient froidement le visage d’Oder. En réponse, le célèbre aventurier ne put s’empêcher de baisser la tête.

Après l’avoir observé pendant quelques secondes, l’Amiral de Sang, vêtu d’un pantalon blanc et d’un manteau rouge, déclara d’une voix grave : « Moins de trois minutes après l’envoi de ce télégramme, la nouvelle s’était répandue dans toute la ville. Et le message qui s’était propagé faisait partie intégrante du télégramme.

« Je soupçonne qu’une autre faction a commencé à prêter attention aux transmissions radio, et qu’elle a obtenu notre livre de codes auprès du vieux Quinn. »

« Oui, oui. Ça ne peut être que ça ! » répéta précipitamment Oder, espérant que l’Amiral de Sang ne lui impute pas la perte d’Helmosuin en raison de son incompétence.

Il savait très bien que cet amiral pirate était cruel envers les subordonnés qui commettaient des erreurs !

Senor jeta un regard à Oder et ricana.

« Quoi qu’il en soit, tu as échoué.

» Si toi et ta maîtresse ne m’aviez pas procuré tant de joie, je t’aurais fait arracher les intestins !

» Envoie un télégramme. Dis à cet auditeur, qui existe peut-être ou peut-être pas, que je peux le voir. Qu’il passe la nuit dans l’horreur et l’angoisse. C’est la seule chose que tu as à faire maintenant. »

En entendant cela, Oder poussa immédiatement un soupir de soulagement. Il jeta un regard inquiet à l’Amiral de Sang et à l’autel ensanglanté derrière lui avant de répondre avec révérence : « Oui, Seigneur Senor ! »

Il avait l’impression qu’il aurait pu faire partie des offrandes sacrificielles quelques instants plus tôt.

Une fois qu’Oder eut quitté le sous-sol, Senor tourna la tête pour observer l’autel recouvert de têtes humaines, d’organes, de membres et de sang. Il dit d’un ton encore plus respectueux que celui qu’Oder avait employé à son égard : « Seigneur Shanks*, le rituel a-t-il réussi ? »

« Oui. Il ne reste plus qu’à attendre la réponse de Dieu. » Une voix froide et impassible retentit depuis les rideaux tombants qui entouraient l’autel.

Puis, les rideaux semblèrent prendre vie alors qu’ils s’enroulaient de part et d’autre, formant un nœud harmonieux avant de retomber au milieu de l’autel.

À un moment donné, une silhouette quelque peu translucide apparut à côté de l’autel. Sa peau était légèrement brune, et ses rides formaient de profondes crevasses. Ses cheveux blancs et clairsemés ressemblaient à des feuilles d’automne, comme s’ils avaient vécu pendant de très nombreuses années.

Il fixa humblement la lueur de la bougie de ses yeux bruns.

Senor n’osait pas dire un mot alors qu’il se tenait aux côtés du Seigneur Shanks, attendant que quelque chose se passe sur l’autel.

Soudain, la flamme de la bougie se teinta de toutes sortes de couleurs. Chaque couleur semblait correspondre aux différents désirs de l’observateur.

Les têtes, les organes, les membres et le sang sur l’autel bougeaient d’eux-mêmes tandis qu’ils s’empilaient les uns sur les autres, prenant la forme d’une bougie fondue.

En peu de temps, ils formèrent un Arbre de Chair et de Sang qui n’était pas très grand. Sa surface était irrégulière, ressemblant à la coque d’une noix.

Badam! Badam! Badam !

L’intérieur de l’Arbre de Chair et de Sang semblait abriter un cœur battant avec force et vigueur.

Alors que Senor était sur le point de succomber au vacarme, l’Arbre de Chair et de Sang se flétrit instantanément, se transformant en une bouillie putride avant de s’effondrer.

Il ne resta qu’une minuscule boule de couleur chair, humide et collante.

Bientôt, la petite boule se dota de quatre membres et d’une tête, se transformant en une créature humanoïde de la taille d’une paume.

Son visage n’avait ni yeux, ni nez, ni oreilles, à l’exception d’une bouche semblable à un trou d’épingle.

De sa bouche jaillissait une brouillard blanc grisâtre qui était aspiré de nouveau aussitôt. Ce phénomène se répéta plusieurs fois sans discontinuer.

L’ancien nommé Shanks psalmodia avec ferveur et passion le nom « Arbre Mère du Désir », puis tendit la main pour saisir l’étrange petite silhouette.

En silence, toutes les lumières des bougies s’éteignirent, mais pour un Spectre doté d’une vision nocturne, cela ne l’empêchait pas de voir.

Senor observa Shanks et entendit cet homme important déclarer d’une voix grave : « Nous nous sommes préparés depuis longtemps à ce rituel, et la grâce divine peut nous aider à détecter la présence de la cible sur une plus grande portée.

« Ensuite, nous pourrons utiliser les lunettes fabriquées par l’l’École de Pensée de la Vie pour le localiser avec précision ! »

Tout en parlant, Shanks sortit un monocle de sa poche intérieure. Il ne semblait pas différent d’un monocle ordinaire, mais il scintillait d’un éclat blanc nacré dans l’obscurité.

« Seigneur Shanks, que devons-nous faire ensuite ? » demanda Senor respectueusement.

Shanks, le visage ridé, réfléchit quelques secondes puis dit : « Partez à la recherche de la cible à l’aube.

» S’il dispose d’alliés puissants, nous le surveillerons et l’empêcherons de sortir de notre champ de détection. Ensuite, nous attendrons patiemment l’arrivée de Seigneur Suah.

» S’il n’a pas de gardes et qu’il est lui-même faible, alors nous passerons directement à l’action. »

En entendant le nom de « Suah », les tempes de Senor se contractèrent, comme si la simple évocation de cette figure importante le rendait inquiet.

Il prit lentement une profonde inspiration et répondit : « Oui, seigneur Shanks ! »

Après avoir répondu, Senor toucha instinctivement le collier qui pendait sur sa poitrine.

Senor observa Shanks et entendit cet homme important déclarer d’une voix grave : « Nous nous sommes préparés depuis longtemps à ce rituel, et la grâce divine peut nous aider à détecter la présence de la cible sur une plus grande portée.

« Ensuite, nous pourrons utiliser les lunettes fabriquées par l’l’École de Pensée de la Vie pour le localiser avec précision ! »

Tout en parlant, Shanks sortit un monocle de sa poche intérieure. Il ne semblait pas différent d’un monocle ordinaire, mais il scintillait d’un éclat blanc nacré dans l’obscurité.

« Seigneur Shanks, que devons-nous faire ensuite ? » demanda Senor respectueusement.

Shanks, le visage ridé, réfléchit quelques secondes puis dit : « Partez à la recherche de la cible à l’aube.

» S’il dispose d’alliés puissants, nous le surveillerons et l’empêcherons de sortir de notre champ de détection. Ensuite, nous attendrons patiemment l’arrivée de Seigneur Suah.

» S’il n’a pas de gardes et qu’il est lui-même faible, alors nous passerons directement à l’action. »

En entendant le nom de « Suah », les tempes de Senor se contractèrent, comme si la simple évocation de cette figure importante le rendait inquiet.

Il prit lentement une profonde inspiration et répondit : « Oui, seigneur Shanks ! »

Après avoir répondu, Senor toucha instinctivement le collier qui pendait sur sa poitrine.

Le collier semblait être en argent pur, et le pendentif ressemblait à une pièce de monnaie ancienne.

Klein, qui n’avait guère fermé l’œil le reste de la nuit à cause de la frayeur provoquée par le télégramme, sacrifia aussitôt sa valise, son portefeuille et la majeure partie de son argent à l’espace mystérieux qui s’élevait au-dessus du brouillard gris à l’aube.

Après avoir effacé ses traces, il se rendit à la réception pour régler sa note. Il prit une calèche jusqu’aux abords de Bayam, quitta la ville et gravit la montagne comme s’il se dirigeait vers un cimetière destiné aux habitants.

À mi-chemin, il fit soudainement un détour par les bois et décida de marcher tout droit jusqu’aux falaises où une gigantesque créature sous-marine l’attendait en contrebas !

Les oiseaux gazouillaient et les insectes bourdonnaient dans les bois tandis que des bestioles passaient parfois en courant. Klein traversa à toute vitesse le sol recouvert de matière humique.

En chemin, il vit des champignons poussant après la pluie, des morceaux de tissu déchiré et des déchets que les habitants de Bayam avaient laissés derrière eux après un pique-nique. Tout semblait si serein dans l’air frais du matin.

Une feuille vint s’envoler alors que Klein ne s’arrêtait pas et l’esquiva facilement.

À ce moment-là, la feuille accéléra sa course et fit un virage surprenant, venant se loger entre ses lèvres et son nez.

C’était comme si la paume d’un adulte lui serrait fermement la bouche et le nez, l’empêchant de respirer.

Sou ! Sou ! Sou !

Les branches des arbres environnants se détachaient pour foncer sur Klein comme des flèches acérées.

Et les déchets laissés par le pique-nique prirent vie. Ils formèrent un filet hermétique en se refermant sur lui !

*ndt : Il y avait bien un Ed Sheeran que voulez vous. Et au moins lui c’est un pirate… enfin je crois.

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